Un projet d'Espaces ferroviaires

La concertation

Espaces Ferroviaires et la Ville de Paris se sont accordés pour laisser une large place à la concertation dans la conception du projet urbain. En effet, si le principe d'implanter un nouveau quartier dans le périmètre des installations ferroviaires de la Gare de Lyon est partagé de tous, le projet urbain prend en compte les préoccupations et besoins locaux.
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La concertation sur ce projet urbain est accompagnée par un cabinet spécialisé en la matière, La Suite dans les Idées, qui a été désigné pour être le tiers de confiance entre toutes les parties prenantes. Les équipes de conception urbaine (urbanistes, architectes, paysagistes, ingénieurs…) participent à ce dialogue avec les parisiennes et les parisiens depuis le lancement de la concertation.
Espaces Ferroviaires s’engage, de son côté, à prendre en compte toutes les contributions qui s'exprimeront et à expliciter ce qui serait retenu ou non dans le projet final.

Compte rendu de la restitution de la concertation sur les jardins

Juin 2017

Support de présentation de la restitution de la concertation sur les jardins

Juin 2017

Documents atelier 25 avril 2017

Avril 2017

Compte rendu de l'atelier du 25 avril 2017

Avril 2017

Support de présentation de la réunion publique de restitution

Novembre 2016

Compte rendu des ateliers

Juillet 2016

Documents atelier 5 juillet 2016

Juillet 2016

(1) Documents atelier 23 juin 2016

Juin 2016

(0) Documents atelier 23 juin 2016

Juin 2016

Support de présentation de la première réunion publique

Juin 2016

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L'agenda de la concertation

La première phase de la concertation s’est déroulée en quatre étapes :

  • une réunion publique de lancement de la concertation le 9 juin 2016
  • une visite du site le 11 juin 2016
  • deux ateliers de concertation les 23 juin et 5 juillet 2016
  • une réunion de restitution le 3 novembre 2016

La deuxième phase de la concertation se poursuivra en 2017 :

  • 1er semestre 2017 : Ateliers de co-conception du jardin avec les riverains
  • Mi 2017 : Atelier préalable à l’AMI sur la programmation de la « Halle des messageries »

Phase 1

Réunion publique de lancement de la concertation
Visite du site
Ateliers de concertation
Réunion de restitution
9 juin 2016
11 juin 2016
23 juin et 5 juillet 2016
3 novembre 2016

Phase 2

Ateliers de co-conception du jardin avec les riverains
Atelier préalable à l’AMI sur la programmation de la « Halle des messageries »
1er semestre 2017
Mi 2017

La foire aux questions

À VOUS LA PAROLE
C’est ici que vous pouvez poser toutes vos questions sur le projet, mais aussi découvrir les questions posées par d'autres internautes ainsi que les réponses qui ont été données par Espaces Ferroviaires ou ses partenaires.

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RÉPONSE : Espaces Ferroviaires et la Ville de Paris souhaitent faire en sorte que le projet « Gare de Lyon Daumesnil » réponde aux besoins des habitants qui vivent déjà dans cette partie du 12ème arrondissement. Bien sûr, ce projet va modifier le cadre des vies des habitants les plus proches du projet, et notamment ceux de la rue du Charolais et de la rue de Rambouillet, qui auront une vue non plus sur un site industrialo-ferroviaire mais sur un tout nouveau quartier. Afin de garantir au mieux l’intégration du quartier dans le tissu existant, les concepteurs du projet ont imaginé le long de ces rues des immeubles de hauteur limitée, afin de minimiser les ombres portées sur les immeubles d’habitations existants et d’éviter les vis-à-vis.
Les habitants bénéficieront du désenclavement des nouveaux liens vers la gare et vers le sud de l’arrondissement, ainsi qu’un accès public à des vues dégagées sur le paysage ferroviaire.

La Ville de Paris, la mairie du 12ème arrondissement et Espaces Ferroviaires ont cherché à concevoir un projet qui soit suffisamment mixte, tant pour les nouvelles activités économiques et les nouveaux services qu’il proposera (école, crèche, bureaux, commerces, ateliers…) que pour les populations qui viendront y loger. Cette volonté vise à répondre aux besoins toujours croissants de logements dans la capitale, mais aussi aux besoins plus locaux d’écoles, de commerces de proximité et d’animation.

De plus, Espaces Ferroviaires souhaite préserver certains éléments du patrimoine ferroviaire comme la halle qui servait autrefois au TGV postal. Le développement d’un programme spécifique dans les bâtiments conservés va permettre l’accès du public à ces éléments patrimoniaux, dont l’intérêt architectural et historique pourra profiter à tous.

Aussi, le projet d’occupation temporaire dans la Halle du Charolais donnera aux habitants l’opportunité d’investir le site avant sa livraison prévue en 2025. Véritable espace de convivialité, ce projet permettra l’émergence d’un nouveau lieu de vie, où pourront se retrouver les parisiennes et les parisiens autour d’activités culturelles et de loisirs.

Surtout, un des bénéfices majeurs du projet pour les habitants du 12ème arrondissement sera le vaste jardin qui est prévu au centre du projet. Agrémenté de jardins potagers, d’aires de jeux, d’espaces de repos, ce jardin sera un nouvel espace de vie et de détente pour les habitants du quartier. Bordé par des immeubles de logements et de bureaux, il constituera également un nouveau lien piéton entre le boulevard de Bercy, la rue Roland-Barthes et la Gare de Lyon. En s’engageant ainsi à faciliter la mobilité douce (piétons, cyclistes, …), le projet contribue à la constitution d’un cadre de vie apaisé pour les habitants du 12ème.

RÉPONSE : La concertation a été lancée le 9 juin 2016 à la mairie du 12ème arrondissement et va se poursuivre tout au long de l’évolution du projet, phase chantier comprise. Elle va prendre des formes diversifiées en fonction des souhaits des élus locaux et des attentes des parisiennes et des parisiens, qui pourront contribuer aussi bien lors de rencontres, visites ou ateliers de travail que via les outils numériques.

Dans la première phase qui s’achève, beaucoup d’aspects du projet peuvent encore évoluer pour définir plus précisément comment sera aménagé le nouveau quartier : les types de commerces, de services ou d’activités proposés, la nature et l’aménagement précis des espaces verts et des espaces publics envisagés, etc…
La concertation pourra aussi enrichir le projet concernant le devenir des halles qui seront conservées au cœur de ce nouveau quartier.

Au terme de cette première phase de concertation, le projet finalisé sera soumis à une concertation plus officielle et institutionnelle : l’enquête publique. Elle pourra encore permettre de faire évoluer le projet, mais de manière beaucoup plus limitée. La décision d’engager le projet sera prise ensuite à la fois par Espaces Ferroviaires qui aménage les terrains, et par la Ville de Paris qui accordera le permis d’aménager.

RÉPONSE : Un des enjeux du projet consiste à maintenir un certain nombre d’activités ferroviaires au sein même d’un nouveau quartier d’habitations, de commerces et de bureaux. Le projet va en effet prendre en compte les évolutions liées à la progression du trafic ferroviaire et à la modernisation de la Gare de Lyon.

Un certain nombre d’activités seront intégrées aux sous-sol et rez-de-chaussée des immeubles de bureau situés le long des voies ferrées, permettant ainsi de ne pas générer de nuisances côté jardin sur le nouveau quartier. Ainsi, le nouveau centre d’avitaillement, qui remplacera le centre actuel, sera implanté au sein d’un futur immeuble de bureaux, en connexion directe avec les quais de la gare. Il sera plus fonctionnel et assurera de meilleures conditions de travail aux agents. Par ailleurs, l’accès à la zone de dépose des groupes qui arrivent à la gare en autocar sera réaménagé dans le cadre du projet, dans l’optique de limiter au minimum l’impact de ces circulations sur le nouveau quartier.

Enfin, le plan masse du projet préserve les possibilités de développement à long terme de la Gare de Lyon, avec un espace réservé pour l’implantation de deux voies supplémentaires.

Par ailleurs, le lien entre la gare et les quartiers qui l’environnent (dont le quartier qui est en projet, mais aussi les quartiers avoisinants) sera plus fluide et plus direct. Les futurs habitants du nouveau quartier tout comme les riverains auront donc un accès facilité à la gare et à toutes les aménités qu’elle propose : trains, métro, commerces, services…

RÉPONSE : Les concepteurs du quartier se sont assurés le concours de spécialistes du développement durable, avec une expertise allant de la biodiversité à l’aménagement paysager, en passant par les questions énergétiques et de gestion des eaux. Tous les aspects du projet sont ainsi passés en revue pour faire de cette opération d’aménagement un quartier éco-responsable et bas carbone, inscrit dans la dynamique de la transition énergétique. L’exposition des bâtiments prévue dans le plan masse a ainsi été déterminée par rapport à l’ensoleillement mais aussi aux vents dominants pour éviter les courants d’air froids ou les zones d’ombre portée.

Le projet permettra aussi d’apporter un bénéfice à l’environnement du quartier, en remplaçant un espace minéral contribuant à l’îlot de chaleur urbain par de généreux espaces végétalisés.
Mais ce seront aussi les habitants de ce quartier qui seront les acteurs du respect de l’environnement ! C’est pourquoi la concertation en cours doit permettre de savoir jusqu’où pousser la logique environnementale : vers le zéro déchet ? Vers des expériences d’agriculture urbaine ? Vers des formes innovantes d’économies d’énergie ? Le projet doit encore se préciser sur tous ces points, avec le concours des parisiennes et des parisiens.…

RÉPONSE : Le projet fait partie intégrante de l’accord signé entre la Ville de Paris et la SNCF le 6 mai 2015 pour la production de logements. Pour autant, ce projet d’aménagement se doit d’être économiquement équilibré. La vente de lots à bâtir à des promoteurs (logements, bureaux, commerces) permettra à l’aménageur Espaces Ferroviaires de financer l’achat du terrain, sa libération et son aménagement (viabilisation et réseaux divers, espaces publics soit les routes, trottoirs, places). L’opération participe également – à hauteur des besoins qu’elle génère (c’est-à-dire environ pour moitié) – au financement des équipements publics que la ville a souhaité voir implantés dans le projet : une école, une crèche, et un jardin d’un hectare. L’autre moitié du coût de ces équipements publics sera financé par la ville, avec de l’argent public. C’est également à la Ville qu’il reviendra d’aménager le cas échéant les abords du nouveau quartier.

RÉPONSE : Afin de rendre ce site à l’urbanisation, il est nécessaire de libérer certaines emprises. Les constructions présentes sur site ne peuvent donc pas être conservées dans leur intégralité. Le projet s’est néanmoins attaché, dans un dialogue volontariste et pro-actif avec les architectes des Bâtiments de France, à conserver les éléments les plus remarquables du patrimoine ferroviaire et, en les rénovant, à valoriser cette page de l’histoire du chemin de fer à Paris. A ce stade de son élaboration et de la concertation, le projet prévoit de garder quatre travées des anciens dépôts et la totalité de la grande halle ferroviaire. Le bâtiment faisant l’angle de la rue de Rambouillet et la rue du Charolais sera lui aussi conservé dans le cadre du projet. En revanche, il est prévu de démolir l’immeuble le plus proche des voies (ex-tri postal), qui est en mauvais état. Cette démolition est rendue nécessaire par le projet d’extension de la Gare de Lyon (2 nouveaux quais prévus à l’horizon 2025). Son terrain d’assiette permettra de reconstituer le centre d’avitaillement.
Une partie très significative des constructions, la plus qualitative et emblématique, sera donc conservée. Ce patrimoine historique côtoiera à terme un bâti plus moderne, donnant au futur quartier une identité singulière.

RÉPONSE : Outre l’accès direct à la Gare de Lyon, le projet offre une véritable opportunité de désenclaver ce secteur du 12ème arrondissement, en ouvrant de nouvelles circulations douces vers le nouveau quartier « Charolais Rotonde », mais aussi le long des voies ferrées grâce au jardin. De plus, ce projet tourne le dos au tout-automobile : seules des voies de desserte locale sont prévues pour la circulation des véhicules de secours et pour assurer la possibilité pour les habitants ou usagers du quartier de rejoindre les parkings souterrains. À l’intérieur de ce nouveau quartier, la priorité sera donc donnée aux circulations douces.
Le nombre de places de parking sera volontairement limité, ce qui réduira les flux véhicules générés par le projet, qui resteront marginaux par rapport aux flux existants dans le secteur. Une vigilance particulière sera apportée, en lien avec la Ville de Paris, pour ne pas aggraver la situation de congestion que connait à certaines heures la rue de Rambouillet et garantir la fluidité de la liaison piétonne de la place Henri-Frenay jusqu’à ce nouveau quartier.

RÉPONSE : Tout chantier est générateur de nuisances pour les riverains. C’est cependant d’ores et déjà une préoccupation des équipes de concepteurs qui préparent le projet. Elles se donnent comme objectif de limiter au maximum les nuisances et de gérer le chantier dans le respect des riverains. Cette réflexion a été enrichie par les retours d’expérience de la précédente opération « Charolais – Rotonde », dont les travaux ont pu affecter le quotidien du quartier.
Dans ses relations contractuelles avec les promoteurs et constructeurs des lots, l’aménageur Espaces Ferroviaires imposera l’application d’une Charte de Chantier à Faibles nuisances. Par ailleurs, il est envisagé un recours important à la construction bois, qui permet de réduire significativement les nuisances (bruit, poussières) et la durée des chantiers grâce au recours à la préfabrication.

RÉPONSE : La programmation du futur quartier Gare de Lyon est en effet en partie immobilière car les constructions permettent de financer les espaces publics. Sur les 6 hectares du site, la moitié est dédiée aux espaces publics avec une volonté de garder des espaces ouverts, agréables aux piétons. L’espace central fait par exemple 45 m de largeur.
Les projets d’aménagement urbain ont en moyenne une proportion de 60% et 40% d’espace public. Notre projet est plus généreux et équilibré à 50% / 50% espace public.

RÉPONSE : Les gabarits des bâtiments sur le site sont assez variés, du simple rez-de-chaussée à 11 étages. Ces derniers en nombre restreints sont situés sur la partie centrale du jardin, la plus large du site, avec moins de vis-à-vis, pouvant alors accepter une plus grande hauteur.
Dans les situations où les vis-à-vis peuvent paraître proches, la SNEF propose d’organiser des rencontres avec les voisins propriétaires pour les associer au mieux à la mise au point des projets architecturaux.

RÉPONSE : Sur la rue de Rambouillet, un seul bâtiment de logement est prévu. Lors des ateliers en 2016, nous avions présenté un bâtiment entre 8 et 9 étages. Suite aux échanges lors des ateliers, nous avons fait évoluer le projet en baissant la hauteur du bâtiment à 5 étages avec des émergences à 9 étages lorsque le vis-à-vis le permet.

RÉPONSE : Le commissariat et ses stationnements sont en dehors du périmètre de réflexion d’Espaces Ferroviaires.

Réponse de la Ville de Paris et la Mairie du 12 : le commissariat dépend de l’Etat. La Mairie du 12 est actuellement en discussion avec le commissariat pour faire avancer plusieurs sujets dont le stationnement et questionner son implantation dans le quartier.

RÉPONSE : Réponse de la Mairie du 12e. C’est un projet intéressant, on a envie de relier la promenade plantée à plusieurs endroits. Il y a d’ailleurs un projet en cours avec le budget participatif de la Ville à ce sujet. Toutefois, le projet de jardin du futur quartier a peut-être besoin d’être vécu pour envisager ensuite les liaisons utiles. On a besoin de “vivre le lieu” pour ne pas figer un aménagement qui ne serait pas adapté.

RÉPONSE : Une étude d’impact a été menée avec des chiffres précis (comptage du trafic routier selon le nombre d’habitants potentiels supplémentaires). Elle montre la capacité d’absorber le nouveau trafic avec un impact assez faible sans changer le fonctionnement de la rue. En effet, le projet est basé sur l’idée d’un quartier apaisé, sans voiture, sans stationnement de surface, même s’il y a une boucle de desserte locale. Il tient en compte la proximité de nombreux transports en commun avec la gare de Lyon.

RÉPONSE : Nous ne sommes pas en mesure de financer la passerelle dans le cadre du projet Gare de Lyon/Daumesnil. Par contre, nous avons mis en place une “mesure conservatoire” avec un emplacement non construit pour implanter une passerelle si des financements sont réunis dans le futur. Une réflexion est par ailleurs menée par la Ville de Paris sur l’embellissement des tunnels vers Bercy. Ce sujet a été abordé lors des ateliers
précédents et des réponses figurent sur la présentation faites lors de la réunion publique de novembre 2016 consultable sur le site internet du projet.

RÉPONSE : Réponse de la Ville de Paris. Le concept de jardin aux “espaces libres”, “sans délimitation” s’inscrit dans une vision contemporaine des jardins, plus accessibles que ceux dessinés par Haussmann avec de belles clôtures. Concernant les jardins partagés, il existe deux typologies à Paris: l’une avec des clôtures non rattachée à un jardin public et l’autre intégrée à un jardin public comme élément de vie de celui-ci. Cette dernière typologie peut alors avoir des clôtures basses pour laisser le regard traversant entre le jardin public et celui partagé, habituellement géré par une association.

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