Un projet d'Espaces ferroviaires

Programme et ambition du projet

Espaces Ferroviaires a missionné en 2014 une équipe de maîtrise d’œuvre urbaine pour dessiner les contours de ce projet ambitieux, en partenariat avec la Ville de Paris.


L’équipe, emmenée par l’agence d’architectes-urbanistes Rogers Stirk Harbour and Partners, a ainsi élaboré un projet articulant environ 90 000m² de surfaces de plancher en programmes neufs (hors reconversion des halles patrimoniales conservées et hors surfaces nécessaires aux reconstitutions des occupations ferroviaires), comprenant principalement :


600 logements
Environ 37 000 m² d’activités tertiaires nouvelles
Des commerces de proximité et restaurants
Une école de 15 classes, une crèche de 66 berceaux
Un jardin d'environ un hectare

Le projet prévoit également une reconstitution à neuf du centre d’avitaillement de la Gare de Lyon ainsi qu’une réhabilitation des halles conservées pour accueillir un programme commercial et/ou culturel.


Ce faisant, le projet permet le développement d’un programme mixte, tout en préservant de larges espaces publics, reliant le sud du 12ème à la gare par une promenade végétalisée.


Un jardin central comme respiration urbaine

Les espaces verts, prédominants, se composent d’une trame paysagère, imaginée par Michel Desvigne, mettant en synergie six typologies d’espaces : un jardin au cœur du quartier, une place plus minérale au nord des Halles, une rampe plantée, une présence végétale le long des berges ferroviaires, des voiries plantées et une promenade écologique.

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L’ensemble de ces espaces a pour vocation de procurer au quartier des usages nombreux, dépassant le simple cadre de la promenade.

Le vaste jardin au cœur du nouveau quartier est un des éléments structurants du projet d’aménagement. Épine dorsale du projet, permettant notamment de traverser l’ensemble du quartier d’Est en Ouest, il constitue un espace qualitatif et un lieu de respiration urbaine pour les habitants futurs et riverains.

Un désenclavement du site par des espaces publics généreux

Aujourd’hui surélevé au niveau des voies ferrées, le site n’est accessible que par une unique rampe le long de la rue de Rambouillet. Le projet d’espace public de la maîtrise d’œuvre urbaine prévoit de gommer l’effet de dalle, présent aujourd’hui, en remettant la partie nord du site au niveau de la ville. La partie centrale sera ensuite accessible par des rampes en pente douce, adaptées aux personnes à mobilité réduite.


Une véritable continuité urbaine est ainsi reconstituée grâce à ces nouveaux espaces publics et un travail altimétrique fin, permettant, à terme, de désenclaver le futur quartier tout en connectant les quartiers alentours à la Gare de Lyon. Ces espaces publics, accueillants, feront du projet urbain un lieu de vie pour les habitants, non plus du seul quartier, mais de la capitale.


Une offre de logements qualitative pour garantir un cadre de vie apaisé

Un travail fin de composition urbaine a permis d’imaginer un quartier unique, mettant en valeur les atouts du grand paysage ferroviaire qui le borde. Les logements, disposeront ainsi de vues imprenables et pour le moins uniques sur le faisceau ferré, dégageant un panorama sur le grand paysage parisien.


Pour que ces caractéristiques urbaines restent gage de plus-value pour les futurs utilisateurs et habitants, une attention particulière est apportée à la qualité acoustique des bâtiments qui se doivent d’être pleinement efficients sur le plan vibratoire. Espaces Ferroviaires mettra donc en œuvre son savoir-faire, déjà éprouvé sur un grand nombre d’opérations parisiennes, pour protéger les bâtiments des nuisances phoniques et vibratoires et pour assurer une haute qualité de vie dans le futur quartier.


Cette qualité d’ambiance des futurs logements sera aussi garantie par la présence d’espaces verts généreux, compte-tenu de l’imbrication forte qui est prévue entre le jardin central et la desserte des immeubles.


La préservation du patrimoine comme marqueur urbain

Certains bâtiments existants seront conservés et serviront de pivots pour les nouveaux espaces publics proposés. Outre les Halles du Charolais construites en 1925, des immeubles de bureaux datant de la même période, et d’une qualité architecturale notable, seront conservés et constitueront des entrées pour le futur quartier.

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A l’intérieur du site, dans la perspective du jardin central, une partie des anciennes Halles Charolais sera préservée. Les nouvelles activités qui prendront place dans les bâtiments conservées ne sont pas aujourd’hui figées. Elles auront vocation à accueillir une programmation commerciale ou culturelle innovante, compte-tenu de leur emplacement ainsi que de leur forme spécifique et remarquable. Ces éléments de patrimoine, qui côtoieront à terme des structures bâties plus modernes, donneront une identité singulière à ce quartier et resteront les témoins de son passé ferroviaire.

(Crédits : Roger’s Harbour and Partners)

Des fonctions ferroviaires intégrées à l’espace urbain

Le nouveau quartier intègrera des fonctions ferroviaires aux côtés d’une programmation résidentielle, commerciale et tertiaire. Le projet « Gare de Lyon – Daumesnil » reconstitue ainsi sur site le centre d’avitaillement de la gare, reconstruit à neuf sur une emprise optimisée permettant le développement du nouveau quartier.


L’intégration du centre d’avitaillement en infrastructure d’un immeuble de bureaux représente une innovation permettant de concilier, au sein d’un même espace, le maintien de fonctionnalités intrinsèquement liées à l’activité ferroviaire, et le développement de la ville. Le projet renouvelle ainsi les modes de faire et propose, en creux, des solutions pour faire émerger des quartiers de gare capable d’intégrer la question du ferroviaire de manière vertueuse et urbaine.


Un quartier apaisé

Fort de sa position au cœur du tissu urbain dense parisien et de la proximité de la Gare de Lyon, le quartier bénéficiera d’une stratégie « mobilités » ambitieuse, dissuadant les usages automobiles et favorisant les modes de déplacement doux (piéton, vélo).
Le trafic routier sera minimisé pour créer un cœur de quartier calme propice au développement d’usages doux et à l’appropriation du quartier par les usagers. Il se limitera à la création d’une boucle riveraine au centre du quartier (en bleu clair sur la carte ci-dessous).

quartier

Plan des circulations au sein du nouveau quartier

L’ensemble des autres espaces publics sera interdit d’accès aux véhicules motorisés (hors véhicules de secours), ce qui offrira aux déplacements à pied et à vélo un cadre apaisé et fluide. Une forte végétalisation des espaces publics donnera un agrément supplémentaire à ces nouveaux parcours.
Par ailleurs, le stationnement sur l’espace public sera proscrit (hormis pour les personnes à mobilité réduite). L’offre volontairement réduite de stationnement souterrain privé sera mutualisée et comportera des places réservées au covoiturage. Cette forte limitation de l’offre de stationnement incitera le report modal des déplacements quotidiens des usagers.

Une haute qualité environnementale au cœur du projet

Elaborée par Franck Boutté Consultants, une Charte de Développement Durable porte l’ambition forte d’inscrire le projet dans une démarche environnementale se voulant exemplaire.


Un des objectifs principaux est de diminuer au maximum l’empreinte carbone du quartier. En complément du travail sur les mobilités douces, cette ambition de proposer un projet « bas-carbone » se traduit dans les modes constructifs qui seront encouragés sur le projet (recours important au bois), ainsi que dans le choix des modes d’approvisionnement énergétiques les moins émetteurs de gaz à effet de serre.


Une autre ambition est de faire, de ce quartier, un quartier à « biodiversité positive », en portant une attention particulière à la préservation et au développement de la faune locale.


Une gestion alternative des eaux de pluie sera également mise en œuvre, grâce à la maximisation des surfaces de pleine terre et l’intensité végétale qui permettront une infiltration directe des eaux de pluie sans rejets dans les réseaux d’assainissement.


Une occupation temporaire pour préfigurer le futur quartier

Le site s’ouvrira au public bien avant la réalisation des premiers espaces publics et la livraison des programmes de la phase 1 : dès avril 2017, Grand Verger investira la grande Halle du Charolais et les espaces extérieurs au nord du site à travers des espaces de co-working, de restauration, etc. Cette occupation provisoire sur une partie du site posera la première pierre d’un projet qui se veut fédérateur et créateur de lien social pour les habitants du 12ème et plus généralement de la capitale.


Calendrier du projet

Phase 1

Études urbaines, modification du PLU


Procédures administratives


Libération du site


Travaux d’aménagement et de construction


Livraison prévisionnelle des premières constructions et du jardin


2016
2017
2017/2018
2019/2020
Fin 2020 / 2021

Phase 2

Études urbaines


Procédures administratives


Libération du site


Travaux d’aménagement et de construction


Livraison des dernières constructions et achèvement du jardin


2016/2019
2020/2021
2022
2023/2024
2025